Belbeuf doit sinon sa création, tout au moins son importance à l’installation des Normands, vers le milieu du 10 éme siècle et parait tirer son nom de : BEL : Beau et grand et BEUF ou BU : Bourg d’où beau et grand village, ce qui s’accorde très bien avec la réalité.
En 1050 BELLEBUETH
En 1260 BULLEBU
Plus tard BEULEBEUF
La terre de Belbeuf, ou plutôt la seigneurie est connue dés la fin du 14 éme siècle. Ses premiers seigneurs furent Colin Langlais qui portait en 1390 le titre d’écuyer, Jean d’Auricher qui semble être le premier à porter le titre de seigneur de Belbeuf dans les premières années du 15 éme siècle, et Jacques de Poissy, seigneur de Gouy en 1417. Elle resta dans la mouvance de cette maison jusqu’en 1539, date à laquelle Louise de Poissy, unique héritière des fiefs de Belbeuf, de Gouy et du Becquet les apporta par mariage à Guillaume d’Hellenvilliers. Ce dernier vendit en 1564 ses terres de Belbeuf à Nicolas Puchot de Gerponville dont l’un des descendants la céda en 1597 à Jean Godart ( ? – 1601), qui pu alors ajouter à son nom celui de sa terre : Jean Godart de Belbeuf ; ses descendants garderont le domaine sans interruption pendant 333 ans, et c’est en 1719 que Louis XV érigea la seigneurie en Marquisat au profit de Pierre Godart (1650 – 1720) Premier Marquis de Belbeuf.
Histoire
LES PROPRIETAIRES DU DOMAINE LES PLUS CELEBRES
Jean Pierre Prosper Godart de Belbeuf, Troisième Marquis, né à Belbeuf en 1725 et décédé en 1811, il fut Procureur Général au Parlement de Normandie et Grand Panetier de Normandie (honneur qui consistait à présenter le pain au roi lors de ses voyages, privilège dont joui Jean Pierre Prosper en 1786 au passage de Louis XVI à Rouen). Il est inhumé face au portail principal de l’église de Belbeuf (la dalle existe encore) .
Avec Raoul Pierre Joseph Jacques Godart de Belbeuf, Sixième Marquis de Belbeuf (1850 – 1906), se termine la longue lignée mâle de ce nom, en effet il avait épousé en 1881 la fille du Duc de Morny, Sophie Mathilde Adèle, qui avait porté avec tumulte le nom de Mathilde Godart de Belbeuf dans les cénacles littéraires et les soirées mondaines de la Belle Epoque et à laquelle Colette, avec qui elle s’affichait librement, avait donné le surnom de Missy. Il divorça sans avoir eu d’enfants en 1903.
Mais une branche collatérale, les de Mathan, possédera le domaine ancestral pendant encore 25 ans.
LE CHATEAU
C’est Raoul de Mathan, qui fut Maire de Belbeuf de 1906 à 1908 et de 1914 à 1925, qui vendit le domaine en 1930 à Maître Olivier Jallu, avocat du barreau de Paris.
Occupé par les armées allemandes lors de la seconde guerre mondiale, dépouillé de ses meubles puis réquisitionné pour le logement d’une vingtaine de familles sinistrées, la charpente du château s’écroula en 1956 et une vente aux enchères dispersa en 1957 tout ce qui présentait encore de la valeur, enfin en 1958, « L’Ancienne Mutuelle » devenue depuis le groupe AXA Assurances devint propriétaire du château, dont la restauration intérieure débuta en 1963 et l’immeuble de bureaux fut inauguré en Mai 1968.
Le château
C’est Raoul de Mathan, qui fut Maire de Belbeuf de 1906 à 1908 et de 1914 à 1925, qui vendit le domaine en 1930 à Maître Olivier Jallu, avocat du barreau de Paris.
Occupé par les armées allemandes lors de la seconde guerre mondiale, dépouillé de ses meubles puis réquisitionné pour le logement d’une vingtaine de familles sinistrées, la charpente du château s’écroula en 1956 et une vente aux enchères dispersa en 1957 tout ce qui présentait encore de la valeur, enfin en 1958, « L’Ancienne Mutuelle » devenue depuis le groupe AXA Assurances devint propriétaire du château, dont la restauration intérieure débuta en 1963 et l’immeuble de bureaux fut inauguré en Mai 1968.
Spécificités
locales
LES BATIMENTS COMMUNAUX
Presbytère : 1ère pierre en 1839 Mairie : 1887 Eglise : édifiée au 13 éme siècle, elle était très différente de celle dont la flèche s’élève actuellement à plus de 40 mètres et qui remonte au 16 éme siècle, les seuls témoins de l’église primitive demeure le vieil if symbole de vie puisqu’il aurait 700 ans et les fonds baptismaux. De l’édifice du 16 éme siècle dédié à la Nativité seule la nef est aujourd’hui conservée, on souhaita l’agrandir au 18 éme siècle et le chœur fut profondément remanié.
LES HAMEAUX
La commune s’étend sur 4 hameaux, dont les noms de lieu ont une origine liée :
- à la nature des activités humaines comme « La Poterie », souvenir des fabriques qui s’y développèrent au 18éme siècle.
- au relief comme « Les Gravettes » que le mot gravier vient expliquer
- à la particularité d’un lieu « Normare »
- à un monument, comme « Saint-Adrien », lieu qui a pris le nom de sa célèbre chapelle dans le rocher. Le hameau de Saint-Adrien englobe sous sa dénomination ce qui reste de l’ancienne paroisse de Saint Crespin du Becquet rattachée à Belbeuf en 1815.